Troger Inside – Arnaud Charrin, l’apprentissage comme moteur d’avenir

À 24 ans, Arnaud Charrin incarne une nouvelle génération de professionnels du bâtiment : techniques, curieux, engagés et déjà tournés vers l’avenir. Arrivé chez Troger il y a six ans comme apprenti monteur sanitaire, il poursuit aujourd’hui une formation de projeteur sanitaire avec une ambition claire : concevoir les installations de demain, entre exigence suisse, innovation technologique et responsabilité environnementale. Rencontre avec un jeune talent qui illustre parfaitement l’ADN de Troger : transmettre, faire confiance et construire durablement.
Vous avez seulement 24 ans et déjà un parcours très construit. Comment êtes-vous arrivé dans le métier ?
J’ai grandi entre la France et la Suisse. Après un bac scientifique en France, je voulais devenir architecte. Puis il y a eu le Covid, les études ont été bouleversées et le projet ne s’est finalement pas concrétisé. Mon père, qui travaille dans le sanitaire et enseigne dans ce domaine, m’a alors parlé du métier. Au départ, je me suis dit que cela restait lié au bâtiment, à la technique, à quelque chose de concret. J’ai commencé un apprentissage de monteur sanitaire chez Troger il y a bientôt six ans, et j’ai tout de suite accroché.
Qu’est-ce qui vous a donné envie d’aller plus loin dans la formation ?
Très vite, je me suis rendu compte que ce qui me passionnait le plus, c’était la dimension technique et la réflexion autour des projets. Le terrain m’a énormément appris, mais j’avais envie d’aller davantage vers la conception, les calculs, le dimensionnement, la création des installations. J’ai donc terminé mon CFC de monteur sanitaire avant de me lancer dans une nouvelle formation de projeteur sanitaire, que j’effectue actuellement sur trois ans chez Troger. Ce qui me plaît vraiment, c’est de voir un projet évoluer depuis les premières études jusqu’à la réalisation finale. On part de rien, puis on imagine comment l’eau va circuler, comment les installations vont fonctionner, comment tout va s’intégrer dans le bâtiment. C’est passionnant.
Comment vivez-vous cet apprentissage alors que vous êtes déjà un professionnel du métier ?
Ce qui est motivant chez Troger, c’est qu’on nous fait confiance rapidement. Bien sûr, je suis encadré, mais on me laisse aussi une vraie autonomie. Très tôt, j’ai dû gérer seul certains calculs techniques, travailler sur des tableaux de dimensionnement, réfléchir à des solutions concrètes. Cette liberté oblige à se développer et à apprendre à se débrouiller. C’est exigeant, mais formateur. Je pense que c’est aussi une des forces de Troger : on soutient les jeunes tout en leur donnant de vraies responsabilités.
Votre métier évolue énormément aujourd’hui. Comment voyez-vous les prochaines années ?
Le secteur est en pleine transformation. Le BIM change déjà profondément notre manière de travailler, notamment dans la gestion des données et des projets. Et je pense que l’intelligence artificielle va encore accélérer les choses. On gagnera probablement un temps énorme sur les soumissions, les calculs, la gestion des articles ou certaines tâches répétitives. Après, personne ne peut vraiment prédire jusqu’où cela ira, mais je suis convaincu qu’on va être surpris par la vitesse des évolutions. Ce qui est intéressant, c’est que même avec toutes ces technologies, il faudra toujours des personnes capables de comprendre techniquement un bâtiment et de réfléchir intelligemment aux solutions.
Vous travaillez dans un secteur très normé. Comment percevez-vous cette exigence suisse ?
Je pense qu’en Suisse, il existe une profonde volonté de bien faire. Cela se ressent autant chez les entreprises que chez les clients. Les normes peuvent parfois sembler contraignantes, mais elles ont du sens : elles protègent les utilisateurs et garantissent la qualité. Dans le sanitaire, on ne peut pas simplement appliquer une norme mécaniquement. Derrière chaque règle, il y a une réflexion liée au confort, à l’hygiène, à la sécurité ou à la durabilité. Et chez Troger, cette exigence de qualité est clairement notre priorité.
Quel type de projet vous fait rêver aujourd’hui ?
Tout ce qui est très technique. Les grands bâtiments industriels, les systèmes de récupération d’eau, les traitements spécifiques, les installations énergétiques complexes… je m’intéresse au dimensionnement, aux calculs, à la physique derrière les installations. Plus un projet demande de réflexion technique, plus il me plaît.
Qu’est-ce qui distingue selon vous une entreprise comme Troger ?
Dans certaines structures, on fait uniquement du dessin technique toute la journée. Chez Troger, ce qui est intéressant, c’est qu’on touche à tout. Comme l’entreprise réalise aussi l’exécution sur le terrain, on comprend réellement comment les installations vont être posées, utilisées et vécues. On n’est pas seulement derrière un écran à faire des plans abstraits. Cette proximité avec le concret change tout. Elle permet de mieux comprendre le métier dans sa globalité.
Que diriez-vous à un jeune qui hésite à rejoindre ce secteur ?
En premier lieu, qu’il existe énormément de possibilités d’évolution. On peut commencer par un CFC puis continuer avec des brevets, des maîtrises fédérales ou des spécialisations techniques. Moi-même, j’aimerais poursuivre ensuite vers une maîtrise fédérale de projeteur sanitaire. Et surtout, ce sont des métiers utiles et recherchés partout en Suisse. On parle beaucoup de digital ou d’intelligence artificielle, mais les métiers de la technique du bâtiment restent indispensables et offrent de vraies perspectives.
Votre métier vous sensibilise-t-il aux enjeux environnementaux ?
Oui, forcément. En Suisse, nous avons la chance d’avoir une eau d’excellente qualité et relativement abondante. Mais cela demande aussi énormément de rigueur dans les traitements, les installations et l’assainissement. Aujourd’hui, on réfléchit de plus en plus aux économies d’eau, à la récupération de chaleur, aux systèmes énergétiques plus performants. Tout cela fait partie de notre métier. Et je pense que notre responsabilité, c’est justement de concevoir des installations fiables, durables et intelligentes pour les utilisateurs.
Avec du recul, regrettez-vous de ne pas être devenu architecte ?
Pas du tout. Finalement, j’ai retrouvé ici ce qui m’attirait dans l’architecture : concevoir, réfléchir, créer quelque chose de concret. Simplement, je l’ai découvert sous un angle plus technique… et cela me correspond probablement encore mieux.



