HomeNewsroomTroger Values – Reto Metzger : Quand un geste altruiste devient une philosophie de vie

Troger Values – Reto Metzger : Quand un geste altruiste devient une philosophie de vie

Reto Metzger et sa chienne Jaliska

Notre collaborateur Reto Metzger, Directeur administratif et financier de Troger, cultive un rapport concret au progrès : améliorer le quotidien et placer l’humain au centre. Dans sa vie privée, cette philosophie prend une forme singulière. Avec sa compagne, il accueille depuis plusieurs années une chienne Labrador destinée à la reproduction de futurs chiens-guides pour personnes malvoyantes, en partenariat avec la Fondation romande pour chiens guides d’aveugles. Une aventure née presque par hasard, devenue une expérience profondément humaine, faite de confiance et de lien social.  

Au départ, vous n’étiez pas forcément très enthousiaste à l’idée d’avoir un chien… 
Ma compagne en rêvait davantage que moi ! Nous avons tous les deux grandi avec des chiens dans nos familles, mais la cohabitation homme/chien ne me semblait viable que dans une maison, avec de l’espace à l’extérieur. De plus, nous vivions avec un rythme assez soutenu, et je pensais qu’un chien allait restreindre notre liberté. Et puis nous avons rencontré une personne impliquée dans un programme de chiens-guides. L’idée était simple : accueillir un jeune chien pendant sa phase de socialisation avant qu’il rejoigne la fondation pour sa formation. Nous nous sommes dit que ce serait une manière intelligente de “tester” cette nouvelle vie. Finalement, le test est devenu une aventure beaucoup plus importante que prévu.  

Votre chienne n’est donc pas devenue chien-guide ? 
Très tôt, la fondation a décelé en elle des qualités exceptionnelles : un tempérament calme, stable, obéissant, très sociable. On nous a expliqué qu’elle pourrait avoir plus de valeur comme chienne reproductrice pour transmettre ces qualités génétiques aux futurs chiens-guides. Aujourd’hui, elle fait partie du programme d’élevage de la fondation. Elle a eu une première portée de huit chiots. Tous sont destinés à intégrer un parcours de formation pour devenir, idéalement, chiens-guides.  

Comment vivez-vous cette expérience au quotidien ? 
C’est une expérience unique, synonyme de bonheur. Un chien apporte un amour inconditionnel, totalement désintéressé. Notre chienne fait partie de notre vie : randonnée, ski de randonnée, paddle sur le Léman… elle nous accompagne dans tout. Même les jours où il pleut et où l’on préférerait rester sur le canapé, elle nous oblige à sortir, à respirer, à bouger. Finalement, elle améliore aussi notre équilibre de vie.  

Cette aventure a-t-elle changé votre rapport aux autres ?
Indéniablement. Nous sommes arrivés en Suisse romande il y a quelques années sans connaître grand monde. Le chien a été un incroyable accélérateur social. Les voisins viennent parler, les gens nous arrêtent dans la rue, les discussions se créent naturellement. Cela peut paraître anecdotique, mais dans un pays où la sphère privée est sacrée, un chien permet de créer naturellement un lien simple et chaleureux. Il ouvre des portes que l’on n’imagine même pas.   

Vous dites qu’elle est devenue une mascotte chez Troger… 
Oui, elle est déjà venue plusieurs fois au bureau. Et très honnêtement, l’effet est toujours très positif. Au départ, on se dit qu’un chien au travail pourrait être une distraction. En réalité, cela crée énormément de moments positifs. Les collaborateurs passent la voir, la caressent avant de partir, prennent quelques minutes pour échanger. On sent à quel point les petites choses humaines comptent dans un environnement professionnel.   

Votre chienne bénéficie d’un statut particulier puisqu’elle appartient toujours à la fondation.
Officiellement, elle reste la propriété de la fondation. Nous sommes sa famille d’accueil, avec certaines règles très précises à respecter : alimentation stricte, comportement, cadre éducatif… Elle porte parfois sa chabraque de la Fondation romande pour chiens guides d’aveugles lorsqu’elle nous accompagne au supermarché, dans les transports publics, au musée, etc. Dès qu’elle l’a sur le dos, les réactions changent immédiatement. Les gens viennent spontanément nous parler, posent des questions. C’est là qu’on réalise à quel point ces chiens représentent quelque chose de fort pour beaucoup de personnes.
 

Qu’est-ce qui vous touche le plus dans cette mission ? 
Le fait de se sentir utile, car il existe un vrai besoin de chiens-guides en Suisse. Savoir qu’à travers notre quotidien, notre disponibilité, notre implication, nous contribuons à cette chaîne de solidarité. Mais ce qui me touche particulièrement, c’est que rien n’était planifié. Nous ne sommes pas entrés dans cette aventure avec une démarche militante. C’est une rencontre, puis un engagement qui a grandi naturellement.  

Finalement, qu’est-ce que cette expérience dit de vous ? 
Peut-être qu’il faut parfois accepter de laisser entrer un peu d’imprévu dans sa vie. Au départ, je pensais surtout aux contraintes. Aujourd’hui, je vois surtout tout ce que cela nous apporte : de la joie, des rencontres, du mouvement, de l’équilibre. Et puis cela rappelle quelque chose d’essentiel : le collectif se construit aussi à travers des gestes simples et des initiatives concrètes. Chez Troger comme dans la vie privée, ce sont les relations humaines qui donnent du sens à tout le reste. 

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